Bien-être au travail. Une prise de conscience des enjeux de la santé dans le monde professionnel 

Bruno Duval, Directeur de la région Centre/Île-de-France Harmonie Mutuelle, explique comment celle-ci s’est investie dans la prévention et l’accompagnement du bien-être au travail.

Pourquoi Harmonie Mutuelle s’est-elle emparée de la question du bien-être au travail ?

Nous avons depuis longtemps la conviction qu’il est préférable de prévenir plutôt que de guérir. C’est pourquoi nous avons développé un large éventail de solutions de prévention, tant auprès des particuliers que des entreprises. Mais l’Accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 sur la qualité de vie au travail a multiplié nos opportunités d’action. Aujourd’hui, on assiste en effet a une véritable prise de conscience de l’importance des enjeux de la santé dans le monde professionnel.

La prévention est de plus en plus considérée comme un investissement et non comme un coût. Beaucoup d’entreprises souhaitent entamer une démarche de qualité de vie au travail et de prévention des risques professionnels, mais toutes ne savent pas forcément comment s’y prendre. En tant qu’acteur majeur de prévention, nous leur proposons justement d’identifier et d’anticiper leurs problèmes spécifiques, de les former et de les accompagner autour des risques professionnels et de l’employabilité. Nous ne nous sommes donc pas emparés de la question du bien-être au travail, c’est la société qui l’a fait.

 

Aujourd’hui, plus de 3 millions d’actifs seraient menacés ou victimes de burn out. On est donc encore loin du compte…

On parle en effet beaucoup de burn out, le syndrome d’épuisement professionnel, qui est une des conséquences ultimes du stress au travail. Mais ce n’est pas le seul risque professionnel, loin de là. N’oublions pas les troubles musculo squelettiques, qui représentent la première maladie professionnelle en France depuis 20 ans. Là aussi, nous sommes encore loin du compte. Mais la prévention des risques professionnels se développe de plus en plus et Harmonie Mutuelle propose de nombreuses solutions dans ce domaine à travers son offre de prévention, « La Santé gagne l’entreprise ».
Œuvrer pour le bien-être des salariés, en temps de crise, les entreprises peuvent-elles vraiment se le permettre ?

En temps de crise, on évite en général les coûts inutiles. Quand on sait que l’absentéisme coûte 45 à 60 milliards d’euros par an à l’entreprise et que les troubles musculo-squelettiques génè­rent chaque année 1 milliard d’euros de frais, on se dit que travailler sur le bien-être au travail est loin d’être un luxe. L’objectif d’une entreprise est d’être performante et « en bonne santé  ». Or la santé d’une entreprise, c’est aussi celle de ses salariés et de ses dirigeants. Pour être performante économiquement, une entreprise doit en effet l’être socialement. Elle a tout à y gagner. Dans le 3e plan santé travail, on a ainsi calculé qu’1 euro investi dans une politique de prévention pouvait générer jusqu’à 2,20 € de retour sur in­ves­tissement. C’est encore plus parlant en matière de lutte con­tre les risques psycho-sociaux : selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 1 € investi dans la prévention génère jusqu’à 13 € de retour sur investissement.

Par Le Parisien

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